Sélection participative et droit à ressemer


Les paysans du CETAB font un travail de sélection participative en partenariat avec l'INRA. Chercheurs et paysans travaillent main dans la main. Cette coopération a permis le croisement de variétés anciennes donnant naissance à une population de blés très hétérogène. Chaque agriculteur sélectionne parmi ces blés ceux qui répondent à ses conditions, ses besoins et au goût des amateurs de son pain.


Au contraire des hybrides et autres clones, nos semences sont peu stables et peu homogènes. Perpétuant ce que des milliers de générations de paysans ont fait depuis que l’agriculture existe, nous conservons ainsi la variabilité qui garantie en permanence l'adaptation à des conditions naturelles changeantes.


Ces droits ancestraux sont aujourd’hui menacés parce que les semenciers industriels, qui n’existent que grâce à cet immense travail, ont décidé de s’approprier le monopole de son utilisation : pour commercialiser ou même échanger à titre gratuit une semence, la variété à laquelle elle appartient doit être inscrite au catalogue commun, à un coût inaccessible (15000 euros).


De plus, pour être inscrite, une variété doit être homogène, stable et présenter des « avantages agronomiques » liés à une dépendance aux engrais chimique. Ce n’est pas le cas de nos variétés paysannes que nous voulons diversifiées, variables et biologiques.
Avec les OGM et le brevet sur le vivant, le droit de ressemer le grain récolté disparaîtra définitivement.

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